Le droit à l’oubli pour les enfants et adolescents guéris

Ce « droit à l’oubli » a été salué « comme « un pas décisif » par François Hollande. Les anciens malades en rémission vont voir leur quotidien simplifier.

François Hollande en a fait la priorité du troisième plan cancer. Un « droit à l’oubli » pour les personnes guéries d’un cancer va véritablement être institué. Aujourd’hui, lorsqu’une personne souhaite obtenir un prêt immobilier, un questionnaire lui demande de préciser s’il a souffert d’un cancer, même des années après la guérison.

« Un pas décisif », selon les mots même de François Hollande, a été franchi mardi avec la signature d’une convention, cosignée notamment par les ministres de la Santé, Marisol Touraine et des Finances, Michel Sapin, et des assureurs en santé. « Le droit à l’oubli se trouve enfin traduit dans la réalité », s’est félicité le chef de l’Etat. « Une fois la maladie vaincue, elle ne viendra plus hanter » les anciens malades, a-t-il souligné, relevant que ce dispositif était « unique au niveau international ».

Qu’est ce que ça change ? Les personnes ayant guéri d’un cancer seront bientôt dispensées de mentionner leur ancienne maladie lorsqu’elles souhaiteront contracter un emprunt. D’ici la fin de l’année, les questionnaires de santé qui accompagnent la souscription d’un crédit immobilier seront ainsi modifiés.

Y a-t-il une différence en fonction de l’âge ? Oui. Pour les enfants et adolescents, ce « droit à l’oubli » sera automatique. Les personnes ayant souffert d’un cancer avant l’âge de 15 ans « n’auront pas à déclarer leur maladie cinq ans après la fin du protocole thérapeutique ». L’objectif étant « que les enfants, adolescents et jeunes adultes guéris du cancer puissent sans entrave construire leur vie d’adulte ».

Les patients guéris du cancer souvent discriminés

En effet, lors de la souscription d’un prêt ou d’une assurance, les personnes guéries du cancer doivent indiquer qu’elles ont un jour été touchées par la maladie.

Une déclaration qui peut poser problème : certaines compagnies refusent les contrats et d’autres affichent des surcoûts parfois très élevés.

Grâce à l’instauration d’un droit à l’oubli pour les anciens malades du cancer, les personnes ayant été atteintes n’auront plus à mentionner leur ancienne maladie pour obtenir un prêt ou négocier leurs conditions d’assurance.

Droit à l’oubli : cinq ans d’attente pour les cancers de l’enfance

 

http://www.europe1.fr/sante/cancer-ce-qui-va-changer-avec-le-droit-a-l-oubli-2409633

 

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